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Changer la taille du texte Cadre général : L'argent et le système Les mythes de l'économie Propositions bioéconomiques Divers :
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Introduction Ces chiffres, à eux seuls, résument l'économie moderne :
Pourquoi cela ? Ainsi, méprisant la Vie, le respect de toutes les vies, il est
logique qu'elle encourage l'exploitation, la destruction, la guerre, la
peur et le consumérisme stupide. La science économique est devenue froide, détachée du réel : elle perd de plus en plus le sens des réalités, se moquant éperdument de ce que vivent les gens au quotidien. Que lui importe que des millions de personnes vivent dans la misère, pourvu que le PIB [1] soit bon ! Que lui importe si le climat se dérègle, pourvu que le profit continue et que la Croissance se maintienne ! C'est ainsi que la situation économique mondiale s'aggrave chaque jour un peu plus. La situation sociale suit la même trajectoire, ce qui est logique car l’économie dite moderne s'appuie sur des postulats erronés, des fondements pervers : elle ajuste ses décisions sur des indices économiques inversés qui grimpent joyeusement quand une catastrophe écologique, industrielle ou humaine s'abat, tel un tremblement de terre, l’explosion d’une zone industrielle, ou, pire encore, le déclenchement d’une guerre. • Nos dirigeants suivent aveuglément
une pensée unique, les préceptes d'une science économique
dépassée et une vision paternaliste de l'être humain.
Qu’ils soient de droite ou de gauche, les politiciens capables d’influence
sont formés à la même école, croyant aux mêmes
fondements économiques, soumis à la conception unilatérale
d’un fonctionnement monétaire obsolète, malhonnête,
devenu assassin. • Le “ libéralisme” [2], ce système économique favorisant l'esclavage, l'exclusion, la délocalisation peuvent-ils être considérés comme soutenant la Vie ? Non, car il est profondément biocide, générant le travail et la prostitution des enfants, l’illettrisme et la destruction du tissu social. En détruisant ses petits, sa jeunesse, ses forces vives, il détruit son avenir même. Régissant nos vies sans notre consentement, il méprise le Vivant : il travaille à la domination et l'exploitation de la nature mère et nourricière de toute vie, dont la nôtre. Les séquoias multicentenaires, les écosystèmes extraordinaires, les eaux immenses ne sont pour lui que des produits, des colonies, des ressources. Les forêts primaires sont abattues alors qu'elles sont l'habitat des trois quarts de la biodiversité et qu'elles nous fournissent une humidité indispensable. Les animaux sont élevés dans des camps de concentration et exterminés par millions pour nourrir le quart riche de la population mondiale. Il faut bien l’admettre : une économie organisant la privatisation de l'eau, qui, par excellence, est le liquide qui conditionne l’existence des végétaux, des animaux, des hommes, des sociétés, liquide extraordinaire qui fait la différence entre un astre mort et une planète vivante, montre bien toute sa démence. • L'économie est une science complexe, au langage souvent difficile, réservé semble-t-il aux seuls initiés. Pour beaucoup de personnes, il est difficile de comprendre les lois du commerce, tant nous sommes baignés dedans, comme le poisson qui ne peut voir l’eau de son propre aquarium. Sans doute aussi, il faut garder la population dans l'ignorance, car connaître les lois de l'économie c'est déjà envisager la possibilité de moins les subir, voire de s'en rendre maître. En fait, nous sommes tous plongés dans
une sorte d'hypnose collective qui nous donne à voir son unique
version de la réalité. Nous nageons dans une sorte d'illusion
: l'économie est ainsi, non pas pour des raisons inévitables,
universelles, auxquelles nous ne pouvons échapper, mais simplement
parce qu'on a pris l'habitude de les considérer comme telles
... parce que nous avons accepté par culture, par éducation
médiatique certains faits comme vrais. Au nom de ce mode économique « habituel » on croit
normal « qu'un état manque d'argent », que «
la pauvreté est inévitable », que « des classes
enfantines sont obligatoirement surchargées », que «
les infrastructures ne peuvent pas être suffisantes », que
"les sans-abri sont insecourables" et "le Tiers-monde est
obligé de rester exsangue"... Et
comble de l'absurde, on pense l'existence même du système
boursier incontournable, nécessaire et utile ! Or tout ceci est faux, non pas maintenant pour beaucoup, évidemment, mais dans son caractère inéluctable. Totalement illusoires surtout, sont les bienfaits que le système monétaire est censé nous procurer. Il n'est pas ce qu'il devrait être dans l'état actuel de nos connaissances et de nos moyens. Le système monétaire est dépassé totalement. Tout simplement parce qu'il s'est construit au fil des décennies, de bric et de broc, par les aléas de l'histoire et les influences de quelques-uns. Il a, de ce fait, totalement manqué de vision d'ensemble et ses différents morceaux ne sont qu'une suite d'accotements d'éléments non conçus pour s'imbriquer harmonieusement. D'où les ravages qu'il produit pour des milliards d'individus.
La modernité est allée très loin dans la déformation de cette chose normale et nécessaire qu'est l'argent. L'argent à l'origine n'est qu'un simple moyen d'échange, ni plus, ni moins... Or, que lui arrive-t-il ? Il perd un jour de sa valeur, le lendemain la reprend, permet un jour l'achat de x quantité de biens, quelques heures plus tard c'est la faillite possible... L'argent est devenu un objet déformable, et, pris dans la folie boursière, peut ne plus rien valoir du tout pour des dizaines de milliers de personnes lors d'un crash monétaire. L'argent doit permettre la Vie et non la dégrader : ses fluctuations concourent à des destructions dramatiques de pans d'économies localisées, ce dont on pourrait se moquer éperdument s'il n'y avait pas derrière des femmes, des enfants, des milliers d'innocentes victimes frappées et dont la vie peut être démolie en quelques minutes, juste pour un effondrement d'actions. Le système bancaire a réussi à ôter aux Etats la capacité de battre la monnaie nécessaire aux besoins de leurs peuples et se comporte comme un véritable cancer, drainant pour le seul profit des actionnaires des gigantesques multinationales tout le sang des nations.
La vision de ce qui se passe dans les places financières glace d'horreur les personnes de bon sens : d'un simple clic de souris, on peut mettre au chômage des milliers de personnes, sans même en avoir conscience. Combien de personnes sont décédées, de faim ou de désespoir suite à un licenciement inacceptable, à la chute du cours des matières premières, à la destruction programmée des cultures vivrières ou au besoin de bénéfices des entreprises pharmaceutiques ? Combien la barbarie des flux financiers a-t-elle provoqué de morts ? Quel est le bilan véritable de « l'ultralibéralisme » ? Nous n'en savons pas encore le chiffre précis, mais il s'annonce d'ores et déjà plus terrible que ceux liés au communisme et au nazisme. Mais nous ne le l'envisageons pas, simplement parce qu'au cours des trois ou quatre derniers siècles, on nous a inculqué un certain nombre de fausses vérités sur l'argent. Par exemple, que nous pouvions impunément jouer en bourse. Que la spéculation est une chose naturelle. Qu’il est normal de rembourser plusieurs fois une dette ou de payer des intérêts... Bref nous en sommes venus à croire n’importe quoi. • Notre système fondé
sur l'argent, destructeur, pathologique, voue un culte à la matière
morte, aux objets artificiels, bijoux, vêtements, voitures, gadgets
généralement superflus, faits de matière inanimée
comme des plastiques, des tissus, des métaux… Il nous impose
le rite de la consommation comme unique relation sociale. Les biens individuels,
les possessions, priment sur les biens collectifs, immatériels
mais essentiels, comme les soins, l'éducation, l'entraide. En privatisant
les services publics, la démence économique va engendrer
partout une misère effroyable, parachevant son œuvre de destruction. En Occident, les industriels ne savent plus quoi inventer, les designers dessiner, pour que l'acheteur ouvre son porte-monnaie et en déverse jusqu'à son dernier sou, sa paye à peine engrangée. Pire, l'encouragement à l'emprunt tout azimut, les cartes bancaires si faciles à sortir, lui font perdre cet argent avant même qu'il ne soit gagné. Dans les maternités, à peine sorti du liquide amniotique, le nouveau-né se voit offrir un compte épargne et des consommables divers. La Guilde des Marchands étend son emprise dans tous les rouages de l'économie avec un seul credo : « 6 milliards et quelques humains sur la Terre ? Autant d'acheteurs potentiels ! » Soyons lucide :
Mon but n’est pas de faire une critique du capitalisme et du « libéralisme » - simple, ultra ou néo -, mais il est impossible d’ignorer ce que la population mondiale subit. En réalité, ce texte se veut surtout une proposition : c’est de Vie que je veux parler. Mais la réflexion sur l’économie se base nécessairement sur le système économique en place, et donc aussi sur ses implications sociales. Si un autre système dominant, aussi pathologique, aussi inefficace, semait pareillement la désolation, la constatation de sa perversité aurait été équivalente. Je me bats simplement avec ce chiffre terrible : un milliard d’enfants n’a pas accès au nécessaire. Je sais, viscéralement, qu'une autre économie peut prendre la place de l'ancienne, pour faire disparaître tant de désespoir, si nous le voulons, car nous le pouvons en toute certitude. Voici qui me mobilise : la perspective évidente d’un monde meilleur, paisible et accueillant. _____________________________________ [1] Le PIB (Produit Intérieur Brut) est la somme des valeurs ajoutées de toutes les productions effectuées au cours d'une période donnée (l'année). La «valeur ajoutée» est la différence entre le prix d'achat et le prix de revente (ne pas confondre avec le bénéfice qui est une part de la valeur ajoutée : celle qui reste lorsque tous les frais de la production ont été comptabilisés). [2] Il m’est tout à fait impossible de mettre ce mot autrement qu’avec des guillemets, car je n’ai jamais vu un mot si contradictoirement employé |
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Conception
graphique : Gwendal Bazin : :
Crédit photo
: : Combattons
les spams : :
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