• Changer la taille du texte

Sommaire
• Informations préalables et indispensables
• Introduction
• Genèse de la bioéconomie
• Résumé général de la bioéconomie

Cadre général :
• Qu'est-ce que la bioéconomie ?
• Les quatre types d'économie
• Le modèle du corps humain
• La santé de l'économie
• Principe de solidarité
• Participation citoyenne aux décisions
• Encourager les comportements sociaux bénéfiques
• Choisir la Vie

L'argent et le système
monétaire :
• L'accès à l'argent
• La quantité d'argent nécessaire dans l'organisme
• La nature de l'argent
• La fortune
• Création, circulation et destruction monétaire
• Impôts et Taxe BioEcoSociétale
• Une politique de travaux publics
• Banques et produits bancaires
• Bourse et investissement
• Les multinationales
• Des indices économiques intelligents
• Le Revenu Citoyen Vital

Les mythes de l'économie
actuelle et propositions
bioéconomiques :
• La Croissance et le développement durable
• Le coût des matières premières
• La "libre" concurrence
• La privatisation
• Le chômage
• Les retraites
• Le temps libre, les vacances
• La propriété terrienne

Propositions bioéconomiques
pour les grands domaines
de la société :

• Le travail associatif
• L'art
• L'éducation
• L'invention
• L'énergie
• L'habitat
• L'alimentation
• L'eau
• La Paix
• La transition

Divers :
• Compléments
• faire connaître la bioéconomie
• Commander le livre
• Contact
• Liste de discussion
• Liens
• Textes des lecteurs



 

Encourager les comportements sociaux bénéfiques


• Si nous voulons nous maintenir en bonne santé, nous devons choisir les comportements « positifs » plutôt que les « négatifs ». En effet, ces comportements auront une répercussion sur nos fonctions vitales. Ce que nous mangeons, par exemple détermine notre niveau de vitalité et d'encrassement cellulaire. Les émotions que nous vivons agressent ou stimulent nos défenses immunitaires, etc…

Jusqu'à présent la société punit certains comportements sociaux négatifs par des amendes ou des emprisonnements. Mais elle encourage amplement d'autres comportements très néfastes, comme la concurrence, l’appât du gain, le gaspillage et l’exploitation. La complexité et les failles du système monétaire stimulent directement l’exploitation, l’asservissement, le commerce de la drogue, des médicaments frelatés, des humains, des espèces animales ou végétales… Elle ignore que pour obtenir plus de comportements positifs, il lui faudrait peut-être que ceux-ci soient récompensés.

La société se doit d’encourager sciemment les comportements sociaux bénéfiques.

• Les citoyens déterminent ce qui leur paraît être des comportements sociaux positifs et négatifs. Comme le corps qui fabrique ses hormones de plaisir, la société, via l’Etat, fabrique des « bonus d'encouragement », honorifiques, financiers ou matériels, notamment par une grille de salaire adaptée. (voir Prime BioEcoSociétale)

• L'organisme social doit inverser les choses, c'est-à-dire faire en sorte qu'il devienne beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup plus intéressant financièrement et socialement pour l'individu de se comporter en respectant lui-même et son entourage, que d'adopter des conduites contraires à l'intérêt public. Cela paraît évident, pourtant nous faisons tout le contraire, encore une fois : la grille des salaires que nous pratiquons est une totale aberration : ce sont les métiers les plus utiles à leurs concitoyens qui sont les moins rémunérés ! Un exemple parmi d'autres, celui des enseignantes de l’école maternelle française : plus elles ont d'élèves, plus ils sont petits, plus ils demandent de patience, d'écoute et d'attention, plus ces enseignantes font d'heures… et moins elles sont payées !

Des exemples de ce genre, il y en a des milliers… Les éboueurs nous débarrassent de nos déchets puants, travaillent la nuit, portent des centaines de kilos et reçoivent un salaire dérisoire… Pourtant quand ils sont en grève pendant quelques semaines, nous nous apercevons bien de leur extrême utilité ! Pourquoi ne les paie-t-on pas en conséquence ? Le travail associatif, où l'on s'occupe des personnes handicapées, des enfants malades, de la restauration de l'environnement, ne reçoit aucun salaire et les gouvernements étranglent leurs subventions une à une…

• Si nous voulons d'urgence stopper notre décadence, il faut arrêter nos encouragements aux comportements biocides et valoriser sciemment les comportements biogéniques.

Les salaires sont la meilleure mesure pour cette incitation positive, psychologiquement, c'est très important, car la reconnaissance sociale commence par la reconnaissance monétaire.

Par la loi, nous avons bien mis en place des minimums salariaux. Rien n'empêche, si ce n'est une volonté politique, de mettre en place une grille de salaires en fonction de l'utilité sociale, cette grille, bien entendu, étant à décider démocratiquement.

Etablissons une grille de 1 à 10, 1 étant les activités les moins utiles ou les moins solidaires, et 10 étant les métiers les plus solidaires.

Ainsi une infirmière, dont le travail demande un dévouement, une grande qualité d’écoute et une technicité importante, sera mieux payée qu'un garagiste, ou qu'un fabricant de pétards.

Des pompiers, risquant gravement leur vie sur le front des incendies, sont au service véritable de la collectivité : la reconnaissance, par le salaire, et non pas juste honorifique, doit être en adéquation avec l'inestimable service qu'ils nous rendent et les risques qu'ils prennent...

• Il est donc nécessaire, pour encourager les comportements sociétalement utiles, que cet encouragement soit ajouté au salaire horaire de base. Ainsi un travailleur recevra pour une heure de travail 100 unités monétaire plus sa Prime EcoSociétale. Cette prime peut être déterminée, entre autres, par les "critères de Holbecq" [1]

Ces variables permettent de déterminer un complément au taux horaire de base :

• Utilité sociétale ou collective de la production (en biens matériels ou immatériels)
• Pénibilité et dangerosité du travail (car pour que la société fonctionne, il existera encore assez longtemps la nécessité de réaliser des travaux pénibles, ou insalubres, ou plus fatigants que d'autres, etc...)
• Age de la personne (à travail strictement égal, la tâche est plus pénible à un homme de quarante qu’à un homme de vingt ans…) (ceci d’ailleurs correspond à l’ancienneté, qui doit être cumulée, non sur le dernier emploi, mais sur la carrière globale du travailleur)
• Gain écologique pour l’ensemble de la société
• Demande plus ou moins grande de ce métier (si personne ne veut faire tel travail, la demande sera très forte, le métier sera mieux payé)
• Niveau de formation
• Compétence particulière reconnue
• Productivité comparative
• Adaptation aux besoins locaux Temps de travail « productif » (marchand, associatif ou autre)

Les « coefficients » attachés à chacune de ces variables devront faire l'objet, préalablement à leur détermination, d'un large débat de société réunissant des économistes, des politiques, des syndicalistes, des sociologues, des représentants associatifs, etc.

_____________________________________

[1] André-Jacques Holbecq, auteur de « Un regard citoyen sur l’économie » Editions Yves Michel.

 
 

Conception graphique : Gwendal Bazin : : Crédit photo : : Combattons les spams : : 2006 Copyleft Bioéconomie.net