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Changer la taille du texte Cadre général : L'argent et le système Les mythes de l'économie Propositions bioéconomiques Divers :
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La quantité d'argent nécessaire dans l'organisme social
• Un accidenté de la route qui perd beaucoup de sang, même sans traumatisme important, risque gravement sa vie par choc hypovolémique : il n’a pas assez de sang dans son organisme pour que le cœur puisse le faire circuler dans tous les organes et maintienne le fonctionnement de base. Il est donc fondamental que la quantité de sang nécessaire soit présente dans l’organisme humain De même, l’argent doit être suffisant dans la société humaine, globalement ou localement, pour assurer tous les échanges vitaux. Or, le mensonge fondamental de la trésorerie moderne est de vouloir nous faire croire « qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses », que si les choses vont mal, c'est en grande partie à cause de cela, et qu’on est obligé de travailler davantage en perdant nos avancées sociales les unes après les autres pour récupérer cet argent qui viendrait d’un endroit spécial d’où il ne jaillirait que suivant des lois mystérieuses.... « Mais où commence l'argent, l'argent qui nous manque pour
avoir les biens qui ne manquent pas ? Croire que l'argent est une chose en stock, en quantité fixée une fois pour toute ou qu’il ne peut être issu que des impôts est un non-sens :
Point. Ce n'est rien d'autre. On peut même s'en passer parfaitement ! Il suffit de "troquer". Que l'on prenne deux personnes, dix, cent, ou dix millions, c'est exactement pareil : l'argent circule d'une personne à l'autre créant des dettes et des créances, et en les annulant. Il permet au passage la fabrication d’immenses richesses, matérielles (objets) et immatérielles (services). Dans un gigantesque circuit, ces signes d'échange passent d'une main à l'autre, enrichissant normalement au passage celui qui travaille et la société - enfin, c’est ainsi que cela devrait être si notre monde n’était pas gouverné par la seule loi du profit - . Ce circuit ne s’arrêtera que lorsque l’on décidera de supprimer l’argent ou lorsque l’humanité s’éteindra. L'argent ne tire nullement sa valeur de l'or, mais des produits que l'argent
achète. L'argent peut être une simple comptabilité,
les crédits passant d'un compte à l'autre selon les achats
et les ventes. Le total de l'argent doit être en rapport avec le
total de la production. A toute augmentation
de production, doit correspondre une augmentation équivalente d'argent...
Le problème de l’argent réside tout simplement dans le fait que personne ne sait réellement ce que c’est; nous croyons que l’argent est en quantité limitée et que nous n’en avons plus ou pas assez… La puissance de travail, c'est ça l'argent, et non pas des petits bouts de papier ou des zéros sur un écran, ni des blocs de métal, froids, intouchables, enfermés dans des coffres…
Et, des personnes pouvant travailler, ce n'est pas ce qui manque sur notre planète. Au regard de la démographie humaine, les capacités d'échanges sont gigantesques et ce n'est pas demain que ce vivier d'échanges va manquer !
• L'erreur aussi est de croire que l'économie est une chose immobile et qu'il suffit à l'instant T de l'observer pour savoir comment un pays se porte. On regarde un chiffre, par exemple le PIB et on dit « tout va bien » ou « tout va mal ». Mais regarder des chiffres, ce n'est pas regarder la Vie, l'existence des gens, la qualité de ce qu’ils vivent. Il ne sert à rien de calculer combien de cm3 de sang un patient possède, si en même temps on ne contrôle pas sa tension : c'est celle-ci qui permet au sang d'être efficace, tout comme la vitesse de circulation monétaire traduit la vitalité du corps planétaire. Notre homme peut avoir dix-huit ou trente litres de sang de plus dans les veines, si celui-ci n'oxygène pas correctement les tissus, la mort survient rapidement. L'économie est une dynamique, l'observation doit être dynamique aussi et ne pas se contenter de contempler des sommes, comme la richesse globale dont se ventent les occidentaux. Cette richesse globale, par exemple, ne traduit strictement rien… puisqu’elle pourrait être identique entre un pays où les gens auraient tous exactement le même salaire et un pays qui abrite des fortunes colossales et d’innombrables sans-abri. L'argent est un flux : comme l'eau qui s’écoule au gré des courants sous-marins, l'oxygène circule dans nos artères. C'est ce flux qu'il faut observer : son trajet, sa vitesse, les obstacles sur lesquels il bute, les endroits qu'il dessert, ou ceux auquel il manque, etc. C'est à partir de là qu'il faut déterminer des corrections.
• Une quantité suffisante. Si le corps humain recèle une quantité de sang globalement
insuffisante, il va lui manquer des éléments indispensables,
il s'étiolera et finira par mourir. Dans notre corps social, c'est pareil… Si l'Etat ne crée
pas, par l'intermédiaire de sa banque
nationale, l'argent dont sa société a besoin, ses
différents membres ne peuvent effectuer les échanges vitaux,
c'est l'anémie monétaire …
Si un organe-pays est victime d'une fuite brutale de capitaux, suite à un crash boursier de grande ampleur, par exemple, le chaos social s'installe avec des répercussions dramatiques.
• Une quantité non excédentaire. Si le corps humain a trop de sang, le liquide en excès contenu dans les vaisseaux traverse les parois, notamment pulmonaires. L'œdème aigu du poumon entraîne la mort du patient par noyade. S'il y a trop d'argent dans un pays, les échanges ne peuvent plus se faire, car l'argent perd sa valeur. Il y a inflation monétaire, et là où il fallait 100 euros, il en faudrait 10 000 pour faire un achat identique, etc. Les objets ne peuvent plus se vendre, les échanges ralentissent.
• Pas de stagnation, et pas de pauvreté. Si le sang stagne dans une partie du corps, les jambes par exemple, il y a risque de stase veineuse, puis de phlébites et thromboses… Que le caillot monte au cerveau, et notre homme décède des suites d'un infarctus cérébral. Dans notre société, si l'argent stagne chez une partie de la population, nous voyons un phénomène semblable : des organes ne reçoivent plus d'argent, tandis que d’autres s’achètent des robinets en or... Les usines ferment, le chômage touche des régions entières, tandis qu'ailleurs certains s'enrichissent incroyablement… à long terme, trop de misère entraînera un infarctus social des plus regrettables : manifestations, révoltes, émeutes, changement de gouvernement… Donc, toute politique économique qui encourage le fait qu'une partie de la population ne reçoive pas l'argent nécessaire à ses besoins est une politique biocide.
S'il est nécessaire que chacun détienne une certaine quantité d'argent-sang nécessaire à son bien-être, en revanche, en garder une grosse part met l'argent hors circuit. Il devient inutilisable pour la collectivité. Par conséquent :
Au delà d'une certaine somme, qui doit être déterminée démocratiquement, les grandes fortunes sont pénalisées afin de favoriser la circulation monétaire. Les incitations positives, aussi, sont efficaces. Il est urgent que la société se penche sur la question pour trouver un moyen de récompenser ceux qui aident l’art ou le social :
La pauvreté existe, pour différentes raisons, mais la plus importante, sans doute, est parce que nous la croyons inévitable et « naturelle ». Elle fait partie de la société humaine depuis si longtemps qu'on ne remet même plus en cause son existence. Elle répond pourtant juste à une logique, à un type de fonctionnement. De tout temps, il a existé sur terre des communautés, qui, travaillant en commun, dans un environnement leur apportant tout le nécessaire, n'avaient aucune notion de « pauvreté » et de « richesse ». Ce concept n'avait pour eux aucun sens : ils n’en possédaient pas même le mot ! La pauvreté ne s’appréhende que s’il y a des riches pour la créer. C'est donc uniquement une question de culture et de fonctionnement social et économique, et non de « nature ». [1]
D'un point de vue bioéconomique, il n'y a pas de plus grande absurdité que la présence de la pauvreté. Si le “libéralisme” s'appuie sur la pauvreté pour assurer la richesse de ses adeptes, le solidarisme s’appuie de manière conceptuelle sur les besoins de chacun pour supprimer la pauvreté. Prenons une comparaison : pour récupérer au profit de la main gauche une plus grande quantité de sang Monsieur Verstraete met-il des élastiques autour de sa main droite… jusqu'au bleuissement puis à la gangrène ? Absurde, n’est-ce pas ? C'est pourtant exactement ce que nous faisons à nos peuples ! Pour assurer la richesse du Nord, n’affamons-nous pas le Sud, chaque jour, avec constance, dans une guerre économique féroce et sans merci ? Il est donc fondamental et indispensable que chaque cellule de l'organisme dispose du minimum nécessaire.
Ce revenu permet à chaque individu le comblement de ses besoins vitaux fondamentaux . [2] _____________________________________ [1] (…) les 225 plus grosses fortunes du monde représentent l’équivalent du revenu annuel des 47 % d’individus les plus pauvres de la planète, soit 2,5 milliards de personnes. Dans le même rapport, les auteurs indiquent qu’il suffirait de prélever 4 % de cette richesse, soit 40 milliards de dollars, pour donner à toute la population du globe l’accès aux besoins de base (nourriture, eau potable, éducation, santé). Cette somme de 40 milliards de dollars permettrait de sortir le monde de la misère. Elle correspond à 0,17 % de la richesse des pays de l’OCDE. A chaque fois que nous dépensons 100 Euros, il suffirait de consacrer 17 centimes pour que chaque habitant de la planète ne risque plus de mourir de faim, pour qu’il puisse avoir accès à l’eau potable, qu’il puisse apprendre à lire et à écrire, qu’il puisse enfin accéder aux soins de base indispensables. Personne ne pourra nous faire croire que cet objectif est inaccessible. A titre de comparaison, voici quelques montants (en milliards de dollars) : Les transactions financières 1800 - Dépenses d’armement dans le Monde 840 - Dépenses de publicité dans les pays riches 400 - La consommation de stupéfiants 400 (Patric Kruissel) |
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Conception
graphique : Gwendal Bazin : :
Crédit photo
: : Combattons
les spams : :
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