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Une politique de travaux publics
• Prenons une jeune femme. Un grand bonheur l’attend : elle est enceinte de quelques jours. Pour que l’enfant grandisse, son organisme, qui, jusque-là, fonctionnait sur un mode « ordinaire » va lancer « un vaste programme de travaux intérieurs publics » : il lui faut agrandir son utérus, développer des vaisseaux sanguins, créer de toute pièce un énorme placenta rempli d’éléments nutritifs, stocker du liquide amniotique... Ces travaux sont nécessaires, indispensables : elle les fait donc. Elle ne se pose pas la question de savoir si elle peut ou pas. A moins qu’elle ne soit pas capable de produire le sang nécessaire à la gestation, suite à une grave maladie, auquel cas la grossesse ne pourra avoir lieu, elle va débloquer l’argent-sang nécessaire. Celui-ci sera fabriqué au fur et à mesure des besoins. Le mécanisme est naturel. Pour cela que fait-elle ? Entre autre, elle stimule ses organes hématopoïétiques (la banque centrale) pour une émission supérieure de globules-argent. Elle renforce l’activité de son cœur (l’organe de mise en circulation de la monnaie) pour que les globules-sang soient généreusement distribués dans l’organisme, et plus particulièrement dans les organes qui en ont besoin, utérus, glandes, seins… Poursuivant tranquillement sa grossesse, notre jeune femme sollicite jour après jour, exactement suivant les besoins de son organisme, sa moelle hématopoïétique afin qu’elle fabrique les globules rouges nécessaires. Ni plus, ni moins. Juste ce qu’il faut. Ces globules rouges sont utilisés et consommés au fur et à mesure de l’avancement des travaux. La gestation arrive à son terme. Les travaux publics ont été gigantesques : un ventre énorme et rebondi enjolive joyeusement sa silhouette. Au creux de ses reins une production merveilleuse et adorable attend : l’enfant est prêt à naître. Vient la naissance. Les travaux publics de fabrication filiale ne sont plus nécessaires : la production des globules-argent n’a plus lieu d’être. Le sang en surplus a été consommé ou continue à être utilisé pour les besoins qu’entraînent les nuits blanches postnatales. Puis tout revient à la normale. En quelques semaines le corps est revenu à un fonctionnement basique, mais la jeune femme s’est enrichie, outre d’une œuvre de grande qualité qui sourit en faisant « arrrrreuh », d’un utérus plus gros, de seins magnifiques et d’une psychologie plus ample. La richesse collective de son corps, ainsi, a été décuplée. Quelques mois plus tard, un nouveau besoin se fait sentir : lors d’une chute malencontreuse, notre jeune maman se casse la jambe. Il faut réparer. Elle fait appel à une petite entreprise locale très performante, l’équipe osseuse spécialisée dans la fabrication des cals. A nouveau, une production supplémentaire de monnaie-sang va aider cette production localisée de tissus osseux, ce petit travail d’intérêt général. Le cal achevé, la fracture est consolidée. La production supplémentaire de sang peut cesser, mais dans l’organisme de la jeune mère se trouve une richesse nouvelle : quelque centimètre de matière osseuse qui permettront à son os de ne plus jamais casser au même endroit…. • A travers ces deux épisodes nous pouvons voir :
Nous voyons donc que rien n’empêche les travaux publics, si ce n’est, éventuellement, le manque de travailleurs. Quant aux travaux publics, à moins que nous ne devenions de vrais sages, adeptes actifs de la Simplicité Volontaire, il y a peu de chance que nous n’en ayons pas encore et toujours la nécessité ! Même si nous ne créions pas de nouvelles infrastructures, ce qui serait fort étonnant, la réparation des anciennes ouvre, à elle seule, des chantiers illimités… La restauration écologique, le soin des enfants, la santé, entre autres, sont bien loin également de pouvoir être satisfait. Il n’y a donc pas de crainte à avoir : des travaux d’utilité publique seront toujours souhaités. L’Etat doit fabriquer l’argent nécessaire à ces travaux publics et le mettre en circulation. • Quand l’argent débloqué pour les travaux réalisés a été «consommé » par les travailleurs, ceux-ci, payés pour leurs heures ont réinjecté la monnaie reçue dans le système. Au passage cet argent circulant a permis de nombreux et nouveaux échanges : les travailleurs ont pu s’offrir des loisirs, par exemple, enrichissant les salles de sport, chose qu’ils n’auraient pu faire avec des salaires incorrects… Enfin la création de routes, de bâtiments, d’infrastructures… Loin d’être comptés en passif, ce sont des biens supplémentaires dont la nation s’est enrichie et qui vont améliorer de ce fait l’état de vitalité général de la société, en améliorant l’accueil des personnes âgées ou les attractions touristiques, etc…. il a été calculé que l’argent des travaux publics, en fait, par sa circulation avait un effet multiplicateur de quatre. Nous voyons donc qu’une politique généreuse de travaux publics, loin d’appauvrir la nation, au contraire l’enrichit d’une double façon, et par les échanges augmentés, et par la production de biens collectifs. Afin qu’il n’y ait aucune déperdition dans le système, il est bien entendu que :
• Ainsi donc, une politique des travaux publics ambitieuse permet ........• d’enrichir la nation, Il n’y a aucune raison, si ce n’est la déraison moderne, de s’en passer
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Conception
graphique : Gwendal Bazin : :
Crédit photo
: : Combattons
les spams : :
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