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Le Revenu Citoyen Vital et le Revenu d’Activité
Cette cellule, comme n'importe quelle autre cellule est très précieuse : c'est peut-être elle qui détient les clefs de la survie future de l'humanité. Qui sait si ce n'est pas elle qui trouvera un vaccin pour sauver la population d'un virus destructeur ou la composition d'une énergie inépuisable et non polluante ? Dans le cas extrême, si une grosse quantité de cellules meurt en même temps, d’une pénurie grave et prolongée en oxygène et nutriments, nous avons une gangrène ou un infarctus. Le risque vital est maximal pour le corps entier. Il est donc essentiel que chaque cellule puisse accéder à ce dont elle a besoin pour survivre. Mais toutes, quelles qu’elles soient, ont besoin d’un revenu minimum.
Une cellule reçoit une dose vitale d’oxygène pour le fonctionnement basique même si elle n’est pas en activité, sinon elle meurt. Elle reçoit, en plus de cette dose vitale basique, une dose supplémentaire d’oxygène pour son travail de production quand elle est en activité. Le Revenu Total en oxygène (dose vitale + dose supplémentaire d’activité) permet à chacune de vivre soit en fonctionnement basique soit en fonctionnement actif (effort musculaire, production de chaleur, production endocrine…). De même, un individu doit recevoir un Revenu Citoyen Vital et un Revenu d’Activité. Comme dans un corps vivant, certaines cellules-citoyennes travaillent moins que d’autres, certaines travaillent à certaines périodes uniquement, d’autres ayant longtemps travaillé ont besoin de se reposer, d’autres encore travaillent beaucoup, tout le temps.
• Ceci est parfaitement justifié par la biologie. Regardons une Femme se promenant au bord d'un chemin. Les barbelés n'existent pas, naturellement. Déméter, la déesse des moissons a fait pousser pour le bonheur de tous de magnifiques arbres fruitiers. Des abricots caressés par le soleil, dorés, parfumés, mûrissent tranquillement. La Femme tend la main. Avec délicatesse, elle porte le fruit à sa bouche et s'en régale. Elle ingère les sucres du fruit, ses vitamines, ses minéraux. Après une digestion facile, le sucre et les principes vitaux du fruit vont circuler dans l'organisme, apportant à celui-ci l'énergie et la vitalité dont il a besoin. La nature lui a offert un merveilleux dessert. Pour qu’elle puisse le décrocher de l’arbre et que cette matière première (le fruit) se transforme en produit fini (les sucres et les oligo-éléments assimilables qui vont enrichir son patrimoine corporel), certaines de ses cellules ont dû accomplir un effort particulier. Les cellules du muscle du bras se sont tendues, les muscles des mâchoires et ceux de la langue ont déchiqueté le fruit, ceux de la glotte ont acheminé le fruit vers l'estomac. Lequel a commencé la digestion, suivi par l'intestin grêle… Bref, un long et intéressant voyage pour qu'à la fin l'objet « cellulofacturé », appelé «nutriments de l'abricot », devienne une véritable richesse pour la collectivité des cellules…. Verrions-nous la main revendiquer une quantité supplémentaire de sang, pour avoir été la première à toucher l'abricot ? Absurde n'est-ce pas ? Son salaire, pour avoir décroché le fruit, consiste en sa part de fructose et de sels minéraux, celle qui lui est nécessaire pour accomplir sa fonction habituelle et sa juste part de sang pour l'effort musculaire fourni précisément pour cet acte, la préhension du fruit. Chaque cellule, pour sa peine, a reçu sa part de salaire (l'oxygène transporté par les globules rouges, les nutriments…) et sa part de la richesse collective ainsi créée. Mais le reste du corps, qui n'a pas travaillé directement à la transformation de l'abricot, reçoit AUSSI une part de cet abricot (la richesse publique), puisqu'il va recevoir une part des nutriments circulant. Si cela paraît amoral dans l'immédiat, c'est au contraire d'une logique biologique irréfutable. Riche de ces nutriments, le reste du corps peut accomplir d'autres fonctions nécessaires à la survie du corps, fonctions susceptibles d’être mises à contribution en cas de nécessité ou de danger, sur le moment même ou un peu plus tard. Ce n’est donc pas uniquement les cellules concernées qui ont reçu un salaire organique, mais bien L’ENSEMBLE DU CORPS. A l’identique, pour qu’une nation puisse survivre, il faut que tous ses membres, ses organes, ses infrastructures soient constamment en bon état de fonctionnement, prêts à répondre aux défis posés. La richesse produite doit donc revenir et aux cellules citoyennes actives et à l’ensemble des autres cellules par le biais d’un revenu citoyen de base. C’est ce revenu qui permet que les organes de l’Etat puissent être en mesure de remplir leur mission, quoi qu’il arrive.
• Prenons une illustration très
concrète.
• De plus, puisque nous sommes citoyens d'un Etat, nous sommes propriétaires des ressources renouvelables du territoire de cet Etat, des progrès qui s’y sont accomplis et des savoirs issus de nos pères et mères. Les biens de la nation sont dus au travail et aux impôts des générations précédentes. Les technologies ont été mises au point grâce aux investissements des générations précédentes, via l’impôt qui a permis recherche et développement. La capacité productive d'une société est le résultat de tout le savoir scientifique et technique accumulé par les générations passées. Ainsi les fruits de ce patrimoine doivent-ils profiter à l'ensemble des héritiers de ces anciens, sous la forme d'un revenu de base inconditionnel. « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que les services sociaux nécessaires ». (Déclaration universelle des droits de l'homme : Article 25)
Il est d'un montant suffisant pour permettre l'acquisition des biens de première nécessité : nourriture, vêtements, logement, éducation, santé, loisirs de base, tous biens utiles au respect de soi-même et au rôle de citoyen. Il réalise, de même que le plein emploi, l'objectif de pauvreté zéro. Le montant est égal pour tous. Cumulable avec des revenus de travail ou d'autres ressources, l'ensemble permet de participer à la circulation monétaire par l’achat de biens et de services. • Le Revenu Citoyen Vital remplace tous les systèmes d’aide actuels, mis en place petit à petit pour régler un problème universel… celui de l’accès aux biens fondamentaux. Il casse les statuts de demandeurs obligés actuellement de quémander et restaure ainsi leur dignité. Il annule l’énorme coût social de la misère. Les individus sont égaux en droits, le RCV est donc inconditionnel. "Comment financer le revenu citoyen ? Ce qui coûte cher c'est de laisser les talents en friche ; c'est l'exclusion, la pauvreté. Mais le manque d'intelligence et de leadership politiques et la comptabilité gouvernementale archaïque (par exemple le calcul du PIB, dans lequel entrent les dégâts d’une marée noire ou d’une tempête) ne tiennent pas compte des coûts cachés provoqués par l'absence du traitement intelligent des problèmes d'exclusion d’aujourd'hui, lesquels se traduiront par des coûts réels décuplés dans les années futures. Il faut rompre avec l'image simpliste du gâteau à partager car l'élimination de la pauvreté, la fin de la précarité, l'éducation, la santé, le logement ont justement cette faculté de grossir le gâteau, si bien que tous auront plus en fin de compte. L'amélioration de la position des mal lotis n'implique pas nécessairement la détérioration de la position des bien nantis. Le programme de revenu citoyen s'autofinancerait probablement, si on veut bien calculer correctement en soustrayant le coût des multiples programmes actuels qui seraient remplacés, les recettes fiscales découlant de l'activité économique supplémentaire (relance de la consommation) occasionnée par le revenu citoyen et les coûts indirects de l'exclusion. Il entraînera une hausse dans la demande de biens essentiels. Il permettra aussi une croissance remarquable des activités non marchandes qui ont une valeur économique certaine même si la comptabilité nationale ne les codifient pas comme du travail." (André-Jacques Holbecq) • Le RCV, ainsi que les autres revenus vitaux sont financés par la TBES et le Loyer d’Occupation de la Terre. A leur tour ces revenus sont dépensés en biens et en services, et alimentent les taxes bioéconomiques. Le Revenu d’Activité se cumule au RCV. Personne n'a intérêt à demeurer inactif afin de recevoir ce seul minimum vital, alors que grâce à un fonctionnement social bioéconomique, chacun peut trouver une activité épanouissante, bien rémunérée et utile.
De même, les jeunes cellules souches humaines ont des besoins vitaux.
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Conception
graphique : Gwendal Bazin : :
Crédit photo
: : Combattons
les spams : :
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Bioéconomie.net