|
||||||||||||||
•
Changer la taille du texte Cadre général : L'argent et le système Les mythes de l'économie Propositions bioéconomiques Divers :
|
Autre faux problème : les retraites - vers une retraite confortable
Si dans un corps humain toutes les cellules d’un âge donné mourraient immédiatement, le corps deviendrait malade, car le renouvellement des cellules de remplacement serait trop rapide et affaiblirait l'organisme. Il entraînerait des tumeurs aux cellules anarchiques, des cancers, ou produirait un vieillissement accéléré. Les cellules anciennes ont une fonction de soutien dans les tissus et de stabilisation de la forme corporelle globale. Dans le corps social, il en va de même : si nous exécutions toutes les personnes qui ont atteint l'âge de la retraite afin d'avoir la merveilleuse société productiviste dont rêve les « ultralibéraux », nous aurions en fait une société sans sagesse, sans morale, sans l'affection que les personnes âgées portent à leurs petits-enfants. Nous perdrions leurs précieuses expériences et des personnes aimantes à chérir. • La destruction de la retraite par répartition est une véritable catastrophe. Les fonds de pension, avec la faillite d’Enron, ont montré leurs vrais visages : des milliers de retraités, ayant cotisé toute leur vie pour assurer la sécurité de leurs vieux jours, ont été dépouillés en une semaine. Notre société actuelle, en s'attaquant aux retraites, est dans une erreur fondamentale. Elle n'a rien compris : ce n'est pas parce qu'on n’est pas productif qu'on n’a plus un rôle social utile. Au contraire, une personne âgée doit avoir un pouvoir d'achat élevé car, grâce à ce pouvoir d'achat, elle permet à des dizaines et des dizaines d'autres catégories sociales de trouver un emploi, donc de travailler. Les médecins, les infirmières, les kinésithérapeutes, les agences de voyages… etc, n'auraient pas autant d'ouvrage.
Avec ses besoins, elle permet quantité d’échanges, donc une circulation rapide de la monnaie : elles sont des auxiliaires très précieux de l’Organisme de Circulation Monétaire. • La pensée même des « bouches inutiles » dans une société qui a atteint le degré de connaissance et de technicité qui est la nôtre est une erreur fondamentale et un archaïsme stupide, un raisonnement datant du Moyen-Age ! Si nous n’étions que mille, dans un environnement hostile, la question des bouches inutiles se poserait bien évidemment. Mais nous sommes des milliards avec des capacités de fabrication sans aucune commune mesure avec ce que nos ancêtres ont connu : le machinisme, l’amélioration des techniques fournissent largement de quoi nourrir l’humanité entière. Il fallait cent personnes pour nourrir cent personnes, avant l’industrialisation. Aujourd’hui, il n’en faut plus que vingt. Largement de quoi subvenir à nos enfants et à nos anciens. Nous ne pouvons donc plus raisonner ainsi, en terme de « bouches inutiles ». Pareillement, l’idée de d’allonger la durée du travail ou l’augmentation des cotisations de retraite, part du même archaïsme : cela n’a plus aucun sens aujourd’hui ! Avec une vision aussi stupide que la vision économique en cours nous en arriverons, chômage et délocalisations obligent, à faire peser sur 20 % des travailleurs l’ensemble des cotisations sociales ! Les pauvres jeunes, non contents de donner 50 % de leur salaire au système bancaire, cotiseront-ils encore à 40 ou 45 % ? Nous voyons bien que le système est totalement défaillant… Nous pouvons donc à changer entièrement de perspective et envisager sereinement la solidarité avec nos personnes âgées.
|
|||||||||||||
Conception
graphique : Gwendal Bazin : :
Crédit photo
: : Combattons
les spams : :
2006 Copyleft
Bioéconomie.net